APA Architecture : l’architecte dans la peau de son client!

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AccueilIls ont déjà fait appel à un architecteAPA Architecture : l’architecte dans la peau de son client!

Avec son agence d’architecture APA, créée en 1998, la société d’architecture APA, Ludmila Pernot travaille régulièrement sur des projets pour des particuliers. Elle nous parle de sa relation avec ce type de clientèle, et par ce biais, de son métier d’architecte.

 

 

“Souvent mes clients ne se rendent pas compte de ce que peut apporter réellement un architecte”. Elle explique que lorsque l’un d’eux vient frapper à sa porte, “soit on me donne carte blanche, soit on a déjà une idée bien en tête”. Consciente que sa profession souffre d’un a priori sur le sujet, Ludmila insiste, “les architectes sont là pour répondre aux demandes du client”. Tel un guide, elle est donc présente à chaque étape pour faire des propositions, pour accompagner les choix afin d’aller vers le projet le plus qualitatif et harmonieux possible !

 

Et si le projet ne correspond pas à sa vision de l’architecture ? Ça arrive assez souvent. “J’ai eu des demandes très particulières, comme par exemple cette entrée monumentale qui n’avait pas de sens pour moi”. Un projet qu’elle a tout de même réalisé car elle avait un bon contact avec le client. “J’ai compris que je ne pourrais pas aller contre avec certaines demandes. En effet, j’ai très vite compris, devant la forte détermination du client, que cela ne servait à rien de discuter : soit je dessinais exactement ce qu’il souhaitait, soit je refusais la commande. Mais comme, hormis ça, il était sympathique et respectueux de mon travail, j’ai accepté la mission.”

 

 

Elle raconte cependant que professionnellement les volontés imposées par le client sont au final enrichissantes car d’une part, elles emmènent l’agence dans des directions qu‘elle n’aurait pas prises, et d’autre part, elles génèrent des architectures originales et singulières, à l’image des clients. Cela lui permet d’apprendre davantage, en sortant de sa zone de confort et en cherchant des solutions pour créer un élément cohérent. Par ailleurs, lorsque certaines directions/orientations demandées par le clients ne convergent pas avec celles de l’agence, nous “détournons le manque d’intérêt pour le projet en proposant en développant, parfois à l’insu du client, des thèmes qui nous tiennent à cœur (transparence structurelle, matériaux bio sourcés, techniques traditionnelles et savoir faire, etc.)”. L’architecte s’adapte à chaque client. Il n’impose pas sa vision mais accompagne le client dans son projet en cherchant toujours à répondre à ses besoins.

 

 

Ludmila Pernot nous rassure : il existe bien évidemment différents types de clients, ces cas de demandes particulièrement déconnectées de sa vision sont assez rares. Elle a d’ailleurs été surprise par certains d’entre-eux qui avaient parfaitement conscience de ce qu’il était possible de faire ou non avec le budget imparti. D’autres aussi, beaucoup plus rares, ne remettent rien en question et considèrent que l’architecte est un expert, un spécialiste.

 


“C’est exceptionnel qu’un client vienne me voir sans avoir déjà des idées pour son projet. Dans la majorité des cas, ils se sont déjà projetés et ont surtout des envies auxquelles après on s’adapte que l’on se doit de respecter”. Le rôle de l’architecte est donc d’être diplomate, d’acculturer les clients à l’architecture en argumentant chaque proposition transmettant pour chaque choix des arguments et en agissant comme un révélateur Bien que souvent, comme l’explique l’architecte, ils veulent surtout avoir un projet qui intègre les différentes réglementations et comprennent donc bien les contraintes.

L’importance de la dimension humaine dans la relation client/architecte entraîne une complicité et parfois même une amitié. Il y a aussi une dimension humaine dans cette relation. “En tant qu’architecte, je m’adapte aux différentes personnalités de mes clients, je me glisse dans leur peau pour les accompagner au mieux”. Concevoir pour des particuliers est très différent du travail pour une commande professionnelle privée ou publique. “C’est un exercice assez difficile qui demande tolérance et psychologie dans la mesure où l’on touche le domaine du personnel et de l’intime, ajoute-t-elle.”


 

Ainsi, les projets de l’agence APA s’appuient sur les différentes envies et besoins pour proposer des projets qui déclinent le fil rouge des attentes de ses clients jusqu’au bout. “Ce que j’aime dans notre métier, c’est qu’on apprend toujours”. Les demandes peuvent engendrer des incohérences pour le projet, cette architecte est alors là pour créer une proposition architecturale cohérente et équilibrée.

 

Les 19 et 20 octobre 2018, n’hésitez donc pas à pousser la porte de l’agence APA pour rencontrer Ludmila Pernot. Un excellent moyen d’échanger avec elle pour en découvrir plus sur ses projets et son métier.